Une application de communication alternative et améliorée (CAA) par pictogrammes, pour un enfant qui ne parle pas et qui ne lit pas encore. Il touche une case, la tablette dit le mot.
Elle est gratuite, sans abonnement ni achat intégré, et le restera : le code est libre.
Elle fonctionne hors ligne, s'installe depuis un lien, et rien ne sort de l'appareil : pas de compte, pas de serveur, aucune donnée transmise.
Essayer dans le navigateur · English
![]() |
![]() |
| L'écran de l'enfant. Une case, un mot, une voix. | « J'ai mal », une case par endroit du corps. |
![]() |
![]() |
| L'espace parents : ce que l'enfant voit, ce qu'il entend. | La même planche sur papier, prête à imprimer. |
La notice destinée aux parents, vingt-quatre chapitres illustrés, est là : docs/notice-famille.pdf.
Une grille de cases, chacune avec son dessin et son mot. Un appui, une voix. En dessous, quelques mondes : la maison, l'extérieur, « J'ai mal ». Une barre de mots essentiels qui ne bouge jamais.
Le parent entre dans son espace par un appui long dans un coin, puis une addition à résoudre. C'est là qu'il ajoute un mot, prend une photo, enregistre sa propre voix, range les cases, imprime les planches sur papier, sauvegarde et restaure.
- Les photos de la famille remplacent les pictogrammes quand un visage parle mieux qu'un dessin.
- La voix des proches s'enregistre case par case. Un enfant reconnaît la voix de sa mère avant de reconnaître un mot.
- « J'ai mal » montre une case par partie du corps, ou deux corps dessinés à toucher, au choix du parent.
- Les planches s'impriment : la tablette tombe en panne, le papier non.
- La sauvegarde est un fichier
.obzau format Open Board Format, lisible par d'autres applications de CAA. - Le journal du jour dit au parent ce que l'enfant a demandé, avec l'heure, et s'efface à minuit. Aucune statistique, aucun comptage.
Il existe déjà des applications de CAA libres et gratuites, sérieuses et vivantes : CBoard (soutenu par l'UNICEF) et AsTeRICS Grid (université des sciences appliquées de Vienne). Face à elles, gratuit n'est pas la promesse. Voici ce qui l'est.
Rien ne quitte l'appareil. Pas de compte à créer, pas de serveur à qui parler, pas de synchronisation. Les mots, les photos et les voix de la famille restent dans le navigateur de la tablette. C'est aussi la contrepartie : il faut sauvegarder soi-même, et l'application le rappelle.
Une case ne change jamais de place. Un enfant qui ne lit pas apprend par la position de son doigt. Cette promesse n'est pas une intention : elle est tenue par des tests, et un banc de mutation vérifie que ces tests mordent vraiment.
C'est petit. Une grille, des mots, des voix. Pas de domotique, pas de YouTube, pas de tableau de bord. Une famille qui veut seulement qu'un doigt fasse un mot n'a rien à traverser.
Le français d'abord. L'application, la notice pour les parents et les voix sont écrites en français, avec une famille française.
Autant le dire tout de suite, parce que ça compte pour choisir.
Pas de commande oculaire ni de contacteur : elle s'utilise au doigt. Pas de vocabulaire de plusieurs milliers de mots construit par des orthophonistes sur des années, comme en portent Proloquo2Go, TouchChat ou LAMP Words for Life. Pas de grammaire ni de conjugaison : on pose des mots, on ne construit pas des phrases complexes. Pas de synchronisation entre plusieurs appareils, par choix.
Pour situer, les applications qui font tout cela coûtaient en 2026 de 150 à 300 $ sur iOS, et jusqu'à 550 £ pour Grid 3 sur ordinateur. Si votre enfant a besoin de ce qu'elles font, elles les valent. Celle-ci est pour l'autre cas : une grille simple, tout de suite, sans rien avancer.
Ouvrir le lien dans Chrome ou Edge, puis « Installer l'application » dans la barre d'adresse ou le menu. Elle s'ouvre ensuite comme une application, sans barre de navigateur, et fonctionne en mode avion.
Sur iPad, par « Partager » puis « Sur l'écran d'accueil ».
Une fois installée, elle ne redemande jamais le réseau, sauf pour se mettre à jour.
npm install --ignore-scripts
npm run dev # http://localhost:5173
npm run build # la vraie version, service worker compris
npm run preview # http://localhost:4173, la seule où l'installation se testeVue 3 et TypeScript, sans bibliothèque d'interface : le CSS est écrit à la main, composant par composant. Les données suivent le format Open Board Format et vivent dans IndexedDB.
npm run typecheck
npx vitest run # la logique pure
npx playwright test # les parcours dans le navigateur
./mutation.sh # la preuve que les tests mordentLe dernier mérite un mot. Une suite verte ne prouve pas grand-chose : elle prouve que rien
n'a cassé, pas que quelque chose est vérifié. mutation.sh casse le code volontairement,
motif par motif, et vérifie qu'un test rougit à chaque fois. Un motif qui survit désigne un
test décoratif. C'est ce qui permet d'écrire plus haut qu'une case ne bouge jamais.
Les dessins viennent du jeu Mulberry Symbols de Steve Lee, sous licence CC BY-SA 4.0. Ils sont redistribués ici tels quels, seulement renommés d'après le mot français de la case. Le détail est dans CREDITS.md.
Deux symboles, la coche et la croix, ont été dessinés pour l'application et suivent sa licence.
Code sous AGPL-3.0. Vous pouvez l'utiliser, le modifier et le redistribuer. Si vous en hébergez une version modifiée, vous devez en publier les sources.
Les pictogrammes Mulberry gardent leur licence CC BY-SA 4.0, qui ne s'étend pas au code.
Ce n'est pas un dispositif médical, et ce n'est pas un traitement. Une application de communication alternative se choisit et s'installe avec un orthophoniste, qui connaît l'enfant et saura dire si une grille de pictogrammes lui convient, et lesquels.
Cette application a été écrite pour un enfant précis, sur les besoins que sa famille a décrits. Elle est publiée parce qu'elle peut servir ailleurs, pas parce qu'elle conviendrait à tous.
Il n'y a ni support garanti, ni feuille de route promise, ni engagement de répondre. Le développement suit les besoins d'une famille, et rien d'autre. Beaucoup de projets d'aide technique meurent de cette charge-là, pas du manque d'intérêt : autant le dire franchement plutôt que de laisser espérer. Les issues restent ouvertes, les contributions bienvenues, et la licence vous laisse reprendre le projet si je m'arrête.



